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Smartphone0486 707 496 - Sonia Piret

Et si on prenait notre bien en urgence ?

À l'heure actuelle, nos mentals sont surchargés.

En tant que femmes… peut-être est-ce pareil pour les hommes d'ailleurs… Mais nous portons beaucoup. Beaucoup à penser. Beaucoup à organiser. Beaucoup à anticiper.

Cette charge invisible, celle qu'on ne voit pas mais qu'on ressent au creux du ventre chaque matin, s'accumule en silence. Jour après jour, elle s'alourdit, sans jamais vraiment nous demander la permission.

Professionnellement, être indépendante demande de jongler avec mille casquettes. La stratégie, la comptabilité, la communication, le service client, le développement… On est à la fois cheffe d'entreprise, assistante, commerciale et créatrice. Et souvent, on oublie qu'on est aussi un être humain qui a besoin de souffler.

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Mais il y a aussi la vie personnelle.

Je suis maman de cinq enfants. Grand-maman aussi. J'ai envie de passer du temps de qualité avec mes enfants, avec mon petit-fils. Ces moments précieux que l'on reporte toujours à "plus tard", à "quand ce sera moins chargé", à "le week-end prochain". Sauf que "plus tard" arrive rarement. Il y a les amis — si précieux. Ces personnes qui nous voient vraiment, qui rient avec nous, qui nous rappellent qui on est quand on a oublié. Il y a la santé. Le sport. Le couple. La maison. Et parfois même, simplement le fait de manger assis, sans regarder un écran.


Et au milieu de tout cela… le mental qui tourne.

Ce fameux hamster qui court, qui court, qui court. Et qui nous ramène sans cesse à ce qu'on aurait dû faire, à ce qu'on n'a pas encore terminé, à la liste qui ne raccourcit jamais vraiment. On s'endort en pensant aux tâches du lendemain. On se réveille avant le réveil, parce que le cerveau, lui, ne prend pas vraiment de vacances.

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D'ailleurs, en vous écrivant ces lignes, je suis en train de faire ma balade du dimanche. Marcher est devenu une nécessité. Une respiration. Pas pour faire du sport, pas pour performer — juste pour que mes pieds avancent et que ma tête, enfin, ralentisse. Il y a quelque chose de profondément simple et de profondément juste dans le fait de mettre un pied devant l'autre. Le corps marche, et l'esprit, doucement, se dépose.


Aujourd'hui, on appelle cela la surcharge mentale. Les chercheurs en parlent, les médias en débattent, les thérapeutes en consultent. Moi, je crois surtout que nous avons oublié de nous arrêter. Nous avons confondu le mouvement permanent avec la productivité. Nous avons cru que s'arrêter, c'était perdre du temps. Alors qu'en réalité, c'est souvent dans ces pauses que tout se remet en place.

Dans ces moments-là, nous avons besoin de suspendre le temps. De revenir ici. Maintenant. Pas dans les regrets d'hier, pas dans les angoisses de demain. Juste : ici. Ce moment précis. Cette tasse de thé. Cette lumière sur le mur. Ce souffle dans la poitrine.

À travers la méditation. La relaxation. Ou simplement une marche en pleine conscience. Ces pratiques ne sont pas des luxes réservés aux personnes qui ont du temps. Ce sont des nécessités. Des actes de résistance, presque, dans un monde qui nous demande sans cesse d'en faire plus.

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Personnellement, j'ai trouvé un processus qui m'aide profondément : Le Processus de la Présence. Un livre extraordinaire qui m'a permis d'apaiser mon mental et de revenir à l'essentiel. Il m'a appris à ne plus fuir ce que je ressens, mais à l'accueillir. À être là, pleinement, même dans l'inconfort. C'est un chemin, pas une solution miracle — mais un chemin qui vaut vraiment la peine d'être emprunté.


Je pense aussi qu'il est fondamental de créer un environnement qui nous permet de nous poser. Parce que notre environnement parle à notre cerveau, bien plus qu'on ne le croit. Il lui dit : "Tu peux te détendre ici" ou au contraire : "Il y a encore du travail à faire."

Notre intérieur. Notre nid. Notre maison. Ces espaces que l'on traverse trop vite, sans vraiment les habiter. Prendre soin de son chez-soi, c'est prendre soin de soi. Créer un coin de beauté, même modeste, même imparfait — une bougie, une plante, un livre posé sur la table de nuit — c'est envoyer un signal à son être : tu mérites un endroit agréable où exister.

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Mais aussi l'environnement extérieur.

J'ai la chance d'habiter en pleine nature. Et la nature ralentit le rythme. Elle nous remet à notre juste place, dans le bon sens du terme. Face à un arbre centenaire, face à une rivière qui coule depuis toujours, nos urgences du jour semblent soudain moins urgentes. La nature nous rappelle qu'il existe un temps plus long que le nôtre — et c'est, étrangement, très reposant.


Alors voici ma question pour vous aujourd'hui : Où est votre espace de respiration ?

Pas forcément dans la nature, pas forcément dans la méditation — mais quelque part. Un rituel, un lieu, un moment. Quelque chose qui n'appartient qu'à vous et qui vous dit : ici, tu peux déposer le poids.

Parce que prendre son bien en urgence, ce n'est pas de l'égoïsme. C'est de la survie. Et peut-être, aussi, la condition pour pouvoir continuer à donner aux autres.


Note: photos personnelles

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