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Burnout : 7 éléments à prendre en considération

Avez-vous un burnout ? Un ami pense que votre épuisement se réfère peut-être à un burnout ? Beaucoup de travailleurs s’absentent de votre entreprise en prétextant un burnout. Faut-il les croire ou n’est-ce qu’une excuse pour prendre des vacances et laisser le travail à ceux qui restent ? Le mot « burnout » est devenu à la mode à tel point que nous l’entendons à tous les coins de rues. Comme les excuses trop utilisées ne sont plus crues quand elles deviennent réelles, le burnout laisse perplexe, songeur. Même le travailleur qui en souffre ne sait plus quoi penser.

Souffrance physique… mais aussi morale

Outre la perte de confiance en soi, la colère, la déception et la peur, il faut également mentionner la honte ressentie. Honte de ne plus savoir travailler efficacement. Honte de devoir avouer qu’il est en arrêt maladie. Honte de ne pas pouvoir s’occuper plus de ses enfants. Honte de devoir dire : « je suis malade ». Cette honte grandit d’autant plus que le burnout ne s’apparente pas à un bras cassé ou à une plaie bien visible. Non, le burnout signifie se consumer de l’intérieur et comme son nom l’indique, tandis que la partie non visible s’affaiblit de plus en plus, l’extérieur parait fort. Le burnout, comme toute maladie qui ne montre pas de signes visibles amène la personne qui en souffre face à l’éternelle question : est-ce moi qui perd la tête ou vais-je vraiment mal ? Parfois, cette question s’étend dans les relations : comment avouer à mon entourage que je vais mal quand je ne tousse pas et que je peux encore marcher sur mes deux jambes ?

Perfectionnistes, idéalistes et altruistes

Cet aveu de faiblesse est d’autant plus difficile et d’autant plus incompréhensible que les personnes qui souffrent de burnout sont des travailleurs qui tentent d’accomplir leur travail à la perfection ou qui sont idéalistes. Ils sont généralement appréciés par leurs managers et/ou leurs collègues. Ces derniers sont parfois surpris d’entendre qu’un tel ne reviendra pas travailler pendant un mois car rien ne pouvait laisser penser qu’il allait mal.

Une accumulation dans le temps…

Aucun signe annonciateur ? Rien n’est moins vrai. Le burnout n’arrive pas du jour au lendemain même si certains peuvent avoir cette impression. Avant qu’une personne soit incapable d’aller travailler, il peut s’écouler des années pendant lesquelles le corps consume peu à peu les ressources qu’il possède sans pouvoir les remplacer entièrement. Arrive ce qui doit arriver et qui montre que nous sommes encore humains, le corps finit par ne plus avoir suffisamment de ressources pour tenir. Il s’écroule. La goutte d’eau qui fait déborder le vase est souvent un évènement anodin, une infime particule qui vient s’ajouter à un tas déjà bien élevé.

Des signes pas toujours reconnus

Alors, existe-t-il des signes annonciateurs ? Oui, ils sont présents tels des signaux d’alertes que nous envoie notre corps. Ils peuvent être différents d’un individu à l’autre. La fatigue est souvent citée mais on remarque aussi des douleurs musculaires au niveau du dos et des épaules, des troubles gastriques. Toutefois, les douleurs ne sont pas les seuls signes. Telle personne qui jusque-là avait toujours été agréable commence à changer à devenir hargneuse avec les clients ou à s’isoler de plus en plus. Pour résister à la pression, on consomme de plus en plus du sucre, de la drogue, de l’alcool ou encore des cigarettes. Même si on s’acharne à vouloir finir le travail dans les temps, il nous faut plus d’énergie qu’avant pour arriver à clôturer quelque chose qui pourtant était simple. Il est plus difficile de se concentrer sur ce qui est devant vous. Les signes sont nombreux mais trop souvent, pris dans la frénésie du travail ; nous les nions ou oublions d’en prendre note. « ça va passer ». « Il faut faire avec ».

Un processus de reconstruction physique et personnel progressif

L’accompagnement nous permet de mettre en lumière plusieurs étapes par lesquelles les personnes évolueront à leur rythme : acceptation de la situation et des limites que le corps impose et leurs conséquences ; gestion des émotions refoulées précédemment et des émotions qui envahissent le présent ; angoisses face à la reprise et questionnement quant à la reprise ; analyse des causes pour éviter la rechute, nouvel équilibre à mettre en place,…

Le burnout, phénomène d’un déséquilibre sociétal mais aussi personnel

Résultant d’une implication sans limite dans le travail, le burnout réclame un nouvel équilibre de vie, une reconnaissance de ses limites personnelles et un réajustement de nos activités en fonction de nos valeurs personnelles et du sens que nous voulons donner à notre vie.

Ne restez pas seul !

Les symptômes annonciateurs sont si larges, que tous nous serions tenté de poser la question : est-ce vraiment du burnout ? A cette question, nous prenons le parti de dire que peu importe que ce soit du burnout ou une autre maladie, l’important est que cette souffrance soit bien présente. Quand vous avez mal au pied, vous pensez peut-être c’est une entorse ou je me suis cassé quelque chose mais vous allez chez le médecin et vous verrez bien ce qu’il en est. Pourquoi cela serait-il différent dans ce cas ? Si vous souffrez ou si vous pensez que quelque chose ne va pas, allez voir une personne qui pourra vous accompagner, un médecin, un psychologue, un coach, un thérapeute. Mieux vaut prévenir que guérir.